Cet article a été traduit automatiquement de l’anglais vers le français par ChatGPT. Sa version originaire peut être retrouvée ici.
Écrit par Catherine Léger, directrice Performance Marketing, et Mathieu Therrien, directeur Produits, chez Radio-Canada. Ils interviendront également sur ce sujet lors du Festival Audiencers Montréal, le 25 juin 2026.
Parlons de cette peur qui empêche les product managers de dormir : la peur écrasante d’aliéner son audience. Il n’y a rien de plus stressant que de voir des utilisateurs partir parce qu’on a osé placer une barrière sur leur chemin.
Pourtant, il y a un peu plus d’un an, Radio-Canada a décidé d’arrêter de retenir son souffle et de commencer à prendre des risques. Nous avons fait l’impensable pour un diffuseur public : mettre en place un registration wall strict sur l’ensemble de notre suite d’applications. Une première mondiale pour un média d’information public – une décision motivée autant par l’audace que par une nécessité stratégique. Nous avons compris que si nous voulions rester pertinents et maintenir une relation durable avec notre audience, le statu quo n’était plus une option : c’était maintenant ou jamais.
Dans cet article, nous partageons les résultats de ce « pari à haut risque » un an plus tard. Entre la transformation de notre maturité numérique en interne et une hausse spectaculaire de +83 % des comptes actifs mensuels, nous avons prouvé une chose : on ne perd pas la confiance des audiences en demandant la création d’un compte. On la perd en prétendant pouvoir construire l’avenir avec des visiteurs anonymes.
Ce que nous redoutions
Comme tout le monde dans l’industrie, nous avions la même peur : si nous bloquons l’accès, nous bloquons l’audience. Nous craignions que les utilisateurs se découragent, que les plus impatients partent et que la confiance construite au fil des décennies soit fragilisée. Les sceptiques en interne affirmaient que personne ne créerait un compte simplement pour écouter la radio ou lire rapidement un article d’actualité, en rappelant que « nous ne sommes pas Netflix ». En résumé : ce wall ferait fuir les gens.
Le point de bascule
Et pourtant, nous devions le faire. Un wall a été déployé le 3 juillet 2024. Nous avons lancé le dispositif sur iOS, Android et les télévisions connectées, avant un déploiement partiel sur le web à l’approche des Jeux olympiques de Paris. Ce jour-là, nous avons pris le risque de frustrer nos utilisateurs au nom d’une relation durable à long terme.
Ce qu’il s’est réellement passé
Spoiler : non seulement les audiences ne sont pas parties, mais elles sont revenues plus nombreuses et avec des comptes.
- +83 % de comptes actifs mensuels en un an.
- +14 % de visites engagées sur nos plateformes (hors Jeux olympiques).
- Des pics à plus de 800 000 visiteurs enregistrés actifs par mois.
- Un engagement stable : aucun effondrement du temps de lecture ou d’écoute, et aucune application abandonnée.
Concernant la réaction des utilisateurs, les commentaires liés à l’authentification obligatoire ont représenté moins de 2 % des tickets utilisateurs, et la majorité d’entre eux étaient simplement des demandes d’assistance.
Les principaux enseignements
Nous avons appris que l’enregistrement n’est pas perçu comme un obstacle lorsqu’il est justifié, clairement expliqué et respectueux de l’expérience utilisateur.
Des enquêtes internes montrent également l’impact sur notre organisation :
- Près de 90 % des équipes internes estiment que l’initiative a fait progresser la maturité numérique de l’entreprise.
- 75 % comprennent mieux le potentiel des données authentifiées.
- 9 personnes sur 10 identifient déjà des usages concrets pour ces données dans l’année à venir.
Pourquoi nous devons persévérer
Le wall n’est pas une finalité : c’est une fondation. On ne construit pas des relations durables avec des inconnus, et on ne personnalise pas à l’aveugle. L’authentification obligatoire est un acte de souveraineté numérique qui permet à Radio-Canada de mieux comprendre, servir et activer ses audiences.
TLDR : on ne perd pas la confiance des audiences en demandant un compte, mais on peut la perdre en prétendant pouvoir construire l’avenir avec des visiteurs anonymes. Pour un média public comme Radio-Canada, le statu quo était – et reste – impossible.
Écrit par Catherine Léger, directrice Performance Marketing, et Mathieu Therrien, directeur Produits.
