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	<title>Max Leroy on The Audiencers</title>
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	<description>ENGAGEMENT, CONVERSION &#38; FIDÉLISATION DES AUDIENCES</description>
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	<title>Max Leroy on The Audiencers</title>
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	<item>
		<title>« Les 5 obsessions toxiques des médias » &#8211; Dénigrer les nouveaux usages et médias (4/5)</title>
		<link>https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-denigrer-les-nouveaux-usages-et-medias-4-5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Max Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 22:17:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décisions]]></category>
		<category><![CDATA[Inspirations]]></category>
		<category><![CDATA[Audiencers Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Communautés]]></category>
		<category><![CDATA[Guides et tutoriels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Confiance en chute, audiences en fuite, refus de payer : et si le vrai danger des médias n’était ni l’IA ni Google, mais notre incapacité persistante à répondre aux besoins réels de nos lecteurs ? Dans cette session, Max Leroy démonte l’obsession toxique qui consiste à mépriser les nouveaux usages et les créateurs de contenu, et plaide pour un retour urgent au product-market fit à travers l’observation des usages, l’expérimentation et la relation directe avec les audiences.</p>
<p>The post <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-denigrer-les-nouveaux-usages-et-medias-4-5/">« Les 5 obsessions toxiques des médias » &#8211; Dénigrer les nouveaux usages et médias (4/5)</a> appeared first on <a href="https://theaudiencers.com/fr/">Audiencers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[        <div
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<p><em>Cet article restitue la session de <strong>Max Leroy</strong>, </em>Audience &amp; Product Strategist, <strong>Ex-New York Times, CNN, POLITICO</strong><em>, lors de <a href="https://theaudiencers.com/fr/the-audiencers-festival-paris-2025-presentations-et-photos-de-la-journee/">The Audiencers Festival Paris</a>, le 16 septembre 2025. Les slides de la présentation sont disponibles au téléchargement en fin d’article.</em></p>



<p><strong>Cette présentation résumée en 5 points</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le vrai danger des médias ? Pas l’IA ni Google, mais notre déconnexion des besoins des lecteurs.</li>



<li>Confiance en chute, audiences en fuite, refus de payer : dans n&rsquo;importe quelle autre industrie, on parlerait d&rsquo;effondrement du product-market fit.</li>



<li>Urgence : arrêter les obsessions stériles et revenir aux besoins des utilisateurs.</li>



<li>Cette série d&rsquo;articles présente 5 obsessions toxiques et propose en miroir 5 obsessions utiles pour la pérennité des médias : circuits-courts, communautés, respect des besoins des audiences, expérimentation, équilibre pub/UX.</li>



<li>Ce chapitre couvre l&rsquo;obsession numéro 4 : Dénigrer les nouveaux usages et médias. Précédemment :
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Chapitre 1 &#8211; <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-s-epuiser-a-critiquer-les-plateformes-1-5/">« S&rsquo;épuiser à critiquer les plateformes »</a> </strong></li>



<li><strong>Chapitre 2 &#8211; <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-refuser-linteraction-avec-nos-audiences-2-5/">« Refuser l&rsquo;interaction avec nos audiences »</a> </strong></li>



<li><strong>Chapitre 3 &#8211; <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-ignorer-la-sante-mentale-de-nos-audiences-3-5/">« Ignorer la santé mentale de nos audiences »</a></strong></li>
</ul>
</li>
</ul>



<div class="wp-block-kadence-spacer aligncenter kt-block-spacer-47703_f2e77d-ed"><div class="kt-block-spacer kt-block-spacer-halign-center"><hr class="kt-divider"/></div></div>



<p>Et si le plus grand danger qui menace les médias n’était ni l’IA, ni le grand méchant loup Google, ni la chute du trafic social, ni même la crise de leur modèle économique ? Et si le vrai problème, c&rsquo;était nous ? Nous et notre incapacité persistante à nous intéresser à ceux que nous sommes censés servir : nos lecteurs.</p>



<p>Loin d’être une provocation, le constat de cette déconnexion est implacable : les symptômes sont mesurés cliniquement chaque année par le Digital News Report et de nombreuses autres études. Les chiffres pour la France sont accablants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Une confiance en chute libre :</strong> Seuls 29% des Français font encore confiance aux médias, contre 39% il y a 10 ans. Un score qui nous place parmi les derniers d’Europe, juste devant la Hongrie de Viktor Orbán.</li>



<li><strong>Une audience qui fuit l&rsquo;info :</strong> Plus d’un tiers de la population (36%) évite activement l’actualité, épuisée par l&rsquo;infobésité et paralysée par l&rsquo;info-anxiété.</li>



<li><strong>Une valeur qui n&rsquo;est plus perçue :</strong> À peine 11% des lecteurs acceptent de payer pour s’informer en ligne. </li>
</ul>



<p>Dans n’importe quelle autre industrie, un tel verdict serait sans appel : <strong>la perte du <em>product-market fit</em></strong>, ou l&rsquo;adéquation produit-marché. L&rsquo;urgence absolue serait alors de tout arrêter pour retourner parler à nos utilisateurs, comprendre leurs douleurs, leurs besoins, et réinventer notre proposition de valeur. Comment en est-on arrivé à ce que notre produit ne réponde plus à un besoin essentiel de son audience ?</p>



<p>Pourtant, où se portent nos regards et nos conversations entre professionnels des médias ? Sur les évolutions des algorithmes et des expériences de Google, Meta, X et OpenAI qui assèchent nos sources de trafic, ou sur l’adoption des ad-blockers et la fin des cookies tiers qui mettent en danger nos revenus publicitaires. Nous sommes obnubilés par les produits des autres, ceux qui impactent notre distribution. Pendant ce temps, une nouvelle génération de créateurs de contenu explose en tissant des liens de confiance directs et authentiques avec leur audience, que nous ne savons plus créer avec les nôtres.</p>



<p>Bien sûr, les risques posés par les plateformes sont réels et le combat politique, juridique et économique pour défendre notre valeur est nécessaire. Mais il ne doit pas devenir une excuse pour paralyser l&rsquo;essentiel : le travail de nos équipes éditoriales, produit et marketing pour <strong>retrouver de toute urgence ce </strong><strong><em>product-market fit</em></strong>. Il faut concentrer nos efforts sur ce que nous pouvons contrôler et accepter le reste. La peur n&#8217;empêche pas le danger.</p>



<p>Osons une métaphore pas si éloignée de la réalité. Imaginons un instant les médias traditionnels comme des constructeurs automobiles historiques, passant leurs journées à se plaindre du prix de l&rsquo;essence, des régulations sur les émissions de CO2, des zones à faibles émissions, ou de la fin des véhicules thermiques en 2035. Pendant ce temps, en une décennie, la voiture électrique se démocratise et l’usage du vélo en ville fait son retour en force. Les utilisateurs sont passés à autre chose : on ne combat pas un product-market-fit, on le poursuit.</p>



<p>Il est temps d’opérer une bascule radicale de nos obsessions. Abandonner les sujets toxiques sur lesquels notre influence est limitée, pour nous reconcentrer sur notre levier d’action principal : <strong>la relation avec nos audiences actuelles et potentielles</strong>. Dans cette série pour The Audiencers, je vous propose d’explorer 5 de ces obsessions toxiques qui paralysent nos équipes. Avec l’espoir de les remplacer par 5 obsessions centrées sur les besoins de nos audiences et retrouver ainsi le chemin du product-market-fit.</p>



<div class="wp-block-kadence-spacer aligncenter kt-block-spacer-47703_6cff4a-10"><div class="kt-block-spacer kt-block-spacer-halign-center"><hr class="kt-divider"/></div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Obsession 4/5 : Dénigrer les nouveaux usages et médias</h2>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-0bcf0f4629d122d13120e0b740706c3f">La quatrième obsession n’est pas unique à notre industrie, mais c&rsquo;est sans doute celle qui nous coupe le plus radicalement de nos audiences et nous éloigne le plus du succès. Nous passons un temps considérable, dans nos échanges privés, comme sur les réseaux sociaux ou dans nos conférences, à dénigrer les créateurs de contenus, à mépriser les nouveaux usages et à commenter le mercato des médias traditionnels, plutôt que d&rsquo;analyser humblement ces nouveaux modèles.</p>



<p>En 2022, un mois avant mon départ du New York Times, ma manager – alors Chief Audience Officer – m’avait demandé de lui expliquer le phénomène Hugo Décrypte. Qui est-il ? Quel est son parcours ? Pourquoi ça marche ? Quelle est sa grammaire visuelle ? Loin de la simple curiosité, sa démarche était guidée par une obsession pragmatique : maintenir l&rsquo;excellence du NYT sur les réseaux sociaux, en allant chercher l’innovation partout où elle se trouve. Deux mois plus tard, de retour en France, je participais à une conférence média « réputée ». Dans le lounge des speakers, l&rsquo;ambiance était radicalement différente. En privé, ça persiflait sans fin sur le même Hugo : «&nbsp;C’est trop simple&nbsp;», «&nbsp;C’est cheap visuellement&nbsp;», «&nbsp;Ce n&rsquo;est pas du journalisme&nbsp;». Aujourd’hui, avec une équipe d’à peine 40 personnes (si l’on en croit LinkedIn, c’est peut-être encore moins), Hugo Décrype touche une audience que la plupart des médias traditionnels, malgré leurs dizaines voire centaines de salariés, n’atteignent plus. Et la différence n&rsquo;est pas que quantitative. Le vrai coup de force de Hugo Travers réside dans la qualité de cette audience : jeune (et en expansion générationnelle), engagée et loyale.</p>



<p>Dans le sport de haut niveau ou entre géants du numérique, la compétition est une source de motivation pour innover et survivre à la disruption. L&rsquo;objectif est de comprendre, pour faire mieux que l’adversaire, plutôt que s’épuiser à le dénigrer. Chez nous, cette disruption semble au contraire plus souvent susciter le mépris que la curiosité. Je suis convaincu que cette arrogance collective nous aveugle et qu&rsquo;elle signera probablement le coup de grâce de beaucoup de médias entre 2025 et 2030 face à la révolution de l&rsquo;IA.</p>



<p>« Tout le monde utilise ChatGPT sans vergogne alors que ces géants pillent nos contenus ». C&rsquo;est vrai. Mais posons-nous la question qui fâche : pourquoi <em>certains</em> lecteurs utilisent-ils et préfèrent-ils ChatGPT pour s’informer ? À quel problème d&rsquo;usage le chatbot répond-il <em>parfois </em>mieux que nous ? (J’ajoute des mots en italique par pudeur, pour éviter les cris d’orfraies.)</p>



<p>Quelle expérience proposons-nous en miroir ? Si je cherche une information sur Google aujourd&rsquo;hui, je tombe régulièrement sur des articles sur-optimisés pour le SEO — conséquence directe de notre dépendance toxique à la firme de Mountain View (voir <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-s-epuiser-a-critiquer-les-plateformes-1-5/">Obsession #1</a>) — qui sont autant de promesses non tenues. On ne peut pas faire 15 ans de « pièges à clics » et s&rsquo;étonner aujourd’hui que la confiance soit en partie rompue. Pire encore, quand l&rsquo;information est réellement là, l&rsquo;expérience est archaïque.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La redondance : </strong>Pour suivre une journée d&rsquo;actualité sur un même sujet, notre lecteur doit trouver puis se « farcir » 8 articles différents publiés entre 8h et 22h. Chacun de ces contenus apporte souvent au mieux une seule information nouvelle, noyée dans 8 paragraphes de remise en contexte identique aux articles précédents (merci les dépêches à peine re-bâtonnées).</li>



<li><strong>Le format figé :</strong> Alors que les usages ont basculé, nous restons obsédés par l&rsquo;article : un format presque inchangé depuis 1605. Loin du “pivot to video” fantasmé de la décennie précédente, la transition est réelle cette fois-ci : <em>beaucoup</em> de nos audiences préfèrent regarder et écouter l&rsquo;info plutôt que la lire. Quand elles le font, elles préfèrent des formats adaptés à chaque besoin : des lives pour l’actualité en continu (et répondre à leurs questions, voir <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-refuser-linteraction-avec-nos-audiences-2-5/">Obsession #2</a>), du long-form pour l’immersion et le récit, des shorts pour comprendre l&rsquo;essentiel ou se divertir (voir <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-ignorer-la-sante-mentale-de-nos-audiences-3-5/">Obsession #3</a>). Dans ce paysage, à quoi sert encore quoi sert encore l’article de six paragraphes ?</li>



<li><strong>L’avalanche publicitaire :</strong> Pour celles et ceux qui auraient quand même décidé de cliquer sur un titre d’article, pour le lire, les voilà souvent bombardés de publicités bien au-delà du seuil d’acceptabilité de toute autre industrie. Indice : si c’est plus que le porno, c’est trop. Personne ne s’en plaint en interne, parce que <em>souvent</em>, personne n’utilise le site en interne, ou avec un adblocker, y compris la régie (sauf devant le client bien évidemment !).</li>
</ul>



<p>Face à des titres trompeurs, une expérience répétitive, des formats centenaires, ou le gavage publicitaire, la question n&rsquo;est pas seulement de savoir si l&rsquo;IA vole nos contenus (spoiler : la réponse est oui, voir <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-s-epuiser-a-critiquer-les-plateformes-1-5/">Obsession #1</a>). La vraie question est de savoir comment nos médias espèrent encore convaincre leurs audiences que lire laborieusement cinq articles sera mieux que de poser une seule question, personnelle, à ChatGPT ? Comment devons-nous faire évoluer notre proposition de valeur, nos formats, nos fonctionnalités, notre expérience pour y répondre ? Certains dirons que ce n&rsquo;est pas notre rôle. Mais nous ne pouvons nous abstraire de notre part de responsabilité collective.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’obsession centrée-utilisateur : S&rsquo;intéresser en priorité aux usages</h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-dominant-color="0f2226" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #0f2226;" fetchpriority="high" decoding="async" width="960" height="540" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" src="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/12/TAF-Paris-2025-Master-Prez.jpg" alt="" class="wp-image-47704 not-transparent" srcset="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/12/TAF-Paris-2025-Master-Prez.jpg 960w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/12/TAF-Paris-2025-Master-Prez-300x169.jpg 300w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/12/TAF-Paris-2025-Master-Prez-768x432.jpg 768w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/12/TAF-Paris-2025-Master-Prez-332x187.jpg 332w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/12/TAF-Paris-2025-Master-Prez-664x374.jpg 664w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/12/TAF-Paris-2025-Master-Prez-688x387.jpg 688w" /></figure>



<p>Notre mépris par défaut pour les nouveaux usages et les nouveaux acteurs nous empêche de répondre avec intelligence aux défis croisés de notre industrie (modèle économique, confiance, désinformation). En refusant d’observer avec intérêt et justesse ce qui fait le succès des créateurs de contenus, ce qui pousse à l’adoption massive des <em>moteurs de réponses</em> (chatbots, AI Overviews), ou encore à la montée continue des extrêmes, nous creusons notre propre tombe.</p>



<p>Pour rattraper ce retard et retrouver notre utilité publique, nous devons opérer un pivot radical : s’intéresser aux usages réels de nos lecteurs dans leur vie globale, plutôt qu’à leur seule relation à notre média.</p>



<p>Concrètement, cela exige de transformer nos méthodes :</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-b9aef4492045fbddcaa5c5e1b8a6cf3e"><strong>Développer une culture de l’expérimentation (fait maison). </strong>Les accords juridico-financiers avec les géants de l&rsquo;IA sont une réponse d’urgence, pas une stratégie de fond. Ce qui compte, c&rsquo;est de rapprocher notre expérience de celle à laquelle les utilisateurs aspirent. À ce titre, l’intégration par Le Monde du moteur de Perplexity directement sur son site me semble bien plus intéressante à commenter que le montant du chèque avec OpenAI ou Meta. Pourtant, je crois n’avoir rien vu et lu sur le premier sujet. Autre exemple : le choix du Financial Times de lancer une nouvelle newsletter gratuite (<a href="https://www.ft.com/alphaville">FT Alphaville</a>) sur Substack. C&rsquo;est une initiative audacieuse, mêlant innovation de format (newsletter autonome) et de modèle économique (quel sera l’impact de la gratuité sur leurs offres payantes ?). J&rsquo;y vois pourtant un danger : celui de sortir de la gueule d’un loup (Google, Meta) pour aller dans celle d’un autre (Substack), en reconstruisant une relation intermédiée sur une plateforme tierce plutôt que de privilégier le « circuit court » avec l’audience.indispensable, plutôt qu&rsquo;une source de stress à éviter.        <div
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<p></p>
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    <p>The post <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-denigrer-les-nouveaux-usages-et-medias-4-5/">« Les 5 obsessions toxiques des médias » &#8211; Dénigrer les nouveaux usages et médias (4/5)</a> appeared first on <a href="https://theaudiencers.com/fr/">Audiencers</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Les 5 obsessions toxiques des médias » &#8211; Ignorer la santé mentale de nos audiences (3/5)</title>
		<link>https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-ignorer-la-sante-mentale-de-nos-audiences-3-5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Max Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 22:43:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décisions]]></category>
		<category><![CDATA[Inspirations]]></category>
		<category><![CDATA[Audiencers Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Communautés]]></category>
		<category><![CDATA[Guides et tutoriels]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://theaudiencers.com/?p=47101</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si les audiences fuient, ce n’est pas à cause d’une technologie extérieure, mais parce que nos contenus épuisent, anxiogènent et saturent. Ce chapitre explore l’obsession la plus sous-estimée du secteur : ignorer la santé mentale des lecteurs. Entre perte de confiance, évitement massif de l’actualité et surcharge émotionnelle, il devient urgent de repenser notre offre pour respecter les besoins psychiques du public et retrouver une véritable adéquation produit-marché.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[        <div
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<p><em>Cet article restitue la session de <strong>Max Leroy</strong>, </em>Audience &amp; Product Strategist, <strong>Ex-New York Times, CNN, POLITICO</strong><em>, lors de <a href="https://theaudiencers.com/fr/the-audiencers-festival-paris-2025-presentations-et-photos-de-la-journee/">The Audiencers Festival Paris</a>, le 16 septembre 2025. Les slides de la présentation sont disponibles au téléchargement en fin d’article.</em></p>



<p><strong>Cette présentation résumée en 5 points</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le vrai danger des médias ? Pas l’IA ni Google, mais notre déconnexion des besoins des lecteurs.</li>



<li>Confiance en chute, audiences en fuite, refus de payer : dans n&rsquo;importe quelle autre industrie, on parlerait d&rsquo;effondrement du product-market fit.</li>



<li>Urgence : arrêter les obsessions stériles et revenir aux besoins des utilisateurs.</li>



<li>Cette série d&rsquo;articles présente 5 obsessions toxiques et propose en miroir 5 obsessions utiles pour la pérennité des médias : circuits-courts, communautés, respect des besoins des audiences, expérimentation, équilibre pub/UX.</li>



<li>Ce troisième chapitre l&rsquo;obsession numéro 3 : Ignorer la santé mentale de nos audiences.</li>



<li>Le chapitre 1<strong> « S&rsquo;épuiser à critiquer les plateformes » </strong><a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-s-epuiser-a-critiquer-les-plateformes-1-5/">est accessible ici</a>, et le chapitre 2 <strong>« Refuser l&rsquo;interaction avec nos audiences »</strong> <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-refuser-linteraction-avec-nos-audiences-2-5/">est lisible là</a>.</li>
</ul>



<div class="wp-block-kadence-spacer aligncenter kt-block-spacer-47101_c5f8c2-cd"><div class="kt-block-spacer kt-block-spacer-halign-center"><hr class="kt-divider"/></div></div>



<p>Et si le plus grand danger qui menace les médias n’était ni l’IA, ni le grand méchant loup Google, ni la chute du trafic social, ni même la crise de leur modèle économique ? Et si le vrai problème, c&rsquo;était nous ? Nous et notre incapacité persistante à nous intéresser à ceux que nous sommes censés servir : nos lecteurs.</p>



<p>Loin d’être une provocation, le constat de cette déconnexion est implacable : les symptômes sont mesurés cliniquement chaque année par le Digital News Report et de nombreuses autres études. Les chiffres pour la France sont accablants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Une confiance en chute libre :</strong> Seuls 29% des Français font encore confiance aux médias, contre 39% il y a 10 ans. Un score qui nous place parmi les derniers d’Europe, juste devant la Hongrie de Viktor Orbán.</li>



<li><strong>Une audience qui fuit l&rsquo;info :</strong> Plus d’un tiers de la population (36%) évite activement l’actualité, épuisée par l&rsquo;infobésité et paralysée par l&rsquo;info-anxiété.</li>



<li><strong>Une valeur qui n&rsquo;est plus perçue :</strong> À peine 11% des lecteurs acceptent de payer pour s’informer en ligne. </li>
</ul>



<p>Dans n’importe quelle autre industrie, un tel verdict serait sans appel : <strong>la perte du <em>product-market fit</em></strong>, ou l&rsquo;adéquation produit-marché. L&rsquo;urgence absolue serait alors de tout arrêter pour retourner parler à nos utilisateurs, comprendre leurs douleurs, leurs besoins, et réinventer notre proposition de valeur. Comment en est-on arrivé à ce que notre produit ne réponde plus à un besoin essentiel de son audience ?</p>



<p>Pourtant, où se portent nos regards et nos conversations entre professionnels des médias ? Sur les évolutions des algorithmes et des expériences de Google, Meta, X et OpenAI qui assèchent nos sources de trafic, ou sur l’adoption des ad-blockers et la fin des cookies tiers qui mettent en danger nos revenus publicitaires. Nous sommes obnubilés par les produits des autres, ceux qui impactent notre distribution. Pendant ce temps, une nouvelle génération de créateurs de contenu explose en tissant des liens de confiance directs et authentiques avec leur audience, que nous ne savons plus créer avec les nôtres.</p>



<p>Bien sûr, les risques posés par les plateformes sont réels et le combat politique, juridique et économique pour défendre notre valeur est nécessaire. Mais il ne doit pas devenir une excuse pour paralyser l&rsquo;essentiel : le travail de nos équipes éditoriales, produit et marketing pour <strong>retrouver de toute urgence ce </strong><strong><em>product-market fit</em></strong>. Il faut concentrer nos efforts sur ce que nous pouvons contrôler et accepter le reste. La peur n&#8217;empêche pas le danger.</p>



<p>Osons une métaphore pas si éloignée de la réalité. Imaginons un instant les médias traditionnels comme des constructeurs automobiles historiques, passant leurs journées à se plaindre du prix de l&rsquo;essence, des régulations sur les émissions de CO2, des zones à faibles émissions, ou de la fin des véhicules thermiques en 2035. Pendant ce temps, en une décennie, la voiture électrique se démocratise et l’usage du vélo en ville fait son retour en force. Les utilisateurs sont passés à autre chose : on ne combat pas un product-market-fit, on le poursuit.</p>



<p>Il est temps d’opérer une bascule radicale de nos obsessions. Abandonner les sujets toxiques sur lesquels notre influence est limitée, pour nous reconcentrer sur notre levier d’action principal : <strong>la relation avec nos audiences actuelles et potentielles</strong>. Dans cette série pour The Audiencers, je vous propose d’explorer 5 de ces obsessions toxiques qui paralysent nos équipes. Avec l’espoir de les remplacer par 5 obsessions centrées sur les besoins de nos audiences et retrouver ainsi le chemin du product-market-fit.</p>



<div class="wp-block-kadence-spacer aligncenter kt-block-spacer-47101_8631b1-af"><div class="kt-block-spacer kt-block-spacer-halign-center"><hr class="kt-divider"/></div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Obsession 3/5 : Ignorer la santé mentale de nos audiences</h2>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-ae61fe5942db13a3cb76ec41f9ceb4b9">La troisième obsession est sûrement la plus toxique. Nous continuons de produire avec acharnement des contenus qu’une part grandissante de nos audiences nous disent ne plus pouvoir supporter : <strong>36% de la population évite souvent ou parfois les actualités. </strong>Ce chiffre du <a href="https://reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/digital-news-report/2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Digital News Report</a> augmente chaque année, mais nous refusons d’en tirer les conséquences. Pourtant, les raisons de cet évitement sont un véritable cahier des charges pour s’extirper de cette situation :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’impact négatif sur l’humeur (39%).</li>



<li>L’épuisement face au volume d’information (31%).</li>



<li>La couverture disproportionnée des conflits et de la politique (30%).</li>



<li>Le sentiment d’impuissance (20%).</li>
</ul>



<p>Quelle est notre réponse&nbsp;? Sous le drapeau de l’importance de l’information, nous publions <em>encore plus</em> de ces sujets. Cet acharnement est non seulement dangereux, mais anachronique. Les générations précédentes, qui ont vécu durant les «&nbsp;dividendes de la paix&nbsp;», une relative ignorance climatique et l&rsquo;absence de réseaux sociaux, n&rsquo;ont jamais eu à encaisser un tel volume d&rsquo;informations anxiogènes. Exiger de nos audiences la même capacité de résistance mentale aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est ignorer l&rsquo;effet combiné de <strong>l&rsquo;infobésité</strong> et de <strong>l&rsquo;info-anxiété</strong>.</p>



<p>En violant quotidiennement ce besoin fondamental d’équilibre psychique, nous trahissons notre mission originale : qui peut encore croire qu’en saturant l&rsquo;espace mental avec un flux incessant de déclarations scandaleuses, nous créons les citoyens éclairés indispensables à la démocratie&nbsp;? Combien de médias sont devenus, conscients ou non, les agents de la stratégie de Steve Bannon : « <em>flood the zone with shit</em> » ? Bien sûr, les réseaux sociaux et les acteurs malveillants jouent leur rôle. Mais nous ne pouvons nous abstraire de notre part de responsabilité collective.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’obsession centrée-utilisateur : Respecter les besoins de nos audiences</h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-dominant-color="0f212a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #0f212a;" decoding="async" width="960" height="540" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" src="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/TAF-Paris-2025-Master-Prez-1.png" alt="" class="wp-image-47102 not-transparent" srcset="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/TAF-Paris-2025-Master-Prez-1.png 960w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/TAF-Paris-2025-Master-Prez-1-300x169.png 300w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/TAF-Paris-2025-Master-Prez-1-768x432.png 768w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/TAF-Paris-2025-Master-Prez-1-332x187.png 332w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/TAF-Paris-2025-Master-Prez-1-664x374.png 664w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/TAF-Paris-2025-Master-Prez-1-688x387.png 688w" /></figure>



<p>Notre responsabilité est immense : nous sommes l&rsquo;une des dernières digues pour éviter l’oblitération de toutes les fenêtres d’Overton et combattre les chambres d’écho renforcées par les algorithmes. Si ces lignes de front doivent être notre priorité en 2025, cette mission est impossible si nous ne nous attachons pas, simultanément, à préserver la santé mentale de nos lecteurs.</p>



<p>Respecter les besoins de l&rsquo;audience ne signifie pas fuir les sujets difficiles, mais revenir aux fondamentaux du journalisme : l’information du public. C&rsquo;est refuser de réduire notre travail à la simple course au clic optimisée pour les moteurs et en s’arrêtant à rapporter la dernière citation de la dernière polémique. Comment pouvons-nous privilégier des titrailles trompeuses, ou décevantes sur le web pendant des années, pour se plaindre ensuite une décennie plus tard du taux de rebond des visiteurs, et de leur niveau d’attention ? Jonathan Foster le résume parfaitement :</p>



<p><em>«&nbsp;Si quelqu&rsquo;un vous dit qu&rsquo;il pleut et qu&rsquo;un autre qu’il ne pleut pas, votre travail de journaliste n&rsquo;est pas de les citer tous les deux, mais de regarder par la putain de fenêtre vous-même et de vérifier ce qui est vrai.&nbsp;»</em></p>



<p>Il existe d&rsquo;excellents outils pour répondre à ce défi, comme <strong>la matrice des besoins de l’audience </strong>(User Needs Model). C&rsquo;est une méthodologie que je déploie déjà avec plusieurs rédactions ces dernières années et qui nous invite à dépasser le simple « Tenez-moi informé » — source principale d’anxiété lorsqu’il est mal ou trop traité — pour investir d&rsquo;autres dimensions indispensables à l&rsquo;équilibre personnel de nos publics :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Expliquez-moi :</strong> En apportant une vérité factuelle et apaisée pour donner du sens et du contexte, plutôt que d&rsquo;amplifier le bruit et la polarisation.</li>



<li><strong>Donnez-moi une perspective :</strong> En offrant de l&rsquo;analyse, des conséquences et des tendances de fond, pour sortir de l&rsquo;émotion immédiate de l&rsquo;instant.</li>



<li><strong>Aidez-moi :</strong> En proposant des contenus utilitaires qui rendent service et offrent des pistes d’action concrètes au quotidien.</li>



<li><strong>Inspirez-moi :</strong> En présentant des histoires et des solutions qui redonnent espoir et montrent qu’un futur meilleur est possible.</li>



<li><strong>Connectez-moi :</strong> En sortant de la sinistrose ambiante pour faire de nos médias des espaces d&rsquo;échanges, et créer du commun avec et entre nos audiences.</li>



<li><strong>Divertissez-moi :</strong> En assumant le besoin de légèreté, d’humour ou de surprise, pour offrir une respiration indispensable dans le flux continu de l’actualité.</li>
</ul>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-0849a3136729835e2c42b70535853dbf">C’est en diversifiant ainsi notre offre éditoriale que nous respecterons la santé mentale de nos audiences. C&rsquo;est la seule voie pour redevenir un produit indispensable, plutôt qu&rsquo;une source de stress à éviter.        <div
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    </p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Les 5 obsessions toxiques des médias » &#8211; Refuser l’interaction avec nos audiences (2/5)</title>
		<link>https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-refuser-linteraction-avec-nos-audiences-2-5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Max Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 14:15:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décisions]]></category>
		<category><![CDATA[Inspirations]]></category>
		<category><![CDATA[Audiencers Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Communautés]]></category>
		<category><![CDATA[Guides et tutoriels]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://theaudiencers.com/?p=46597</guid>

					<description><![CDATA[<p>Distance et méfiance envers l’audience privent les médias d’un levier majeur : le feedback direct, moteur de confiance et de rétention. Pendant que créateurs et streamers bâtissent des communautés via l’interaction, les rédactions restent dans un monologue. Réintégrer l’écoute avant, pendant et après la publication transforme les échanges en rituels d’appartenance et réduit la dépendance aux plateformes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[        <div
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<p><em>Cet article restitue la session de <strong>Max Leroy</strong>, </em>Audience &amp; Product Strategist, <strong>Ex-New York Times, CNN, POLITICO</strong><em>, lors de <a href="https://theaudiencers.com/fr/the-audiencers-festival-paris-2025-presentations-et-photos-de-la-journee/">The Audiencers Festival Paris</a>, le 16 septembre 2025. Les slides de la présentation sont disponibles au téléchargement en fin d’article.</em></p>



<p><strong>Cette présentation résumée en 5 points</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le vrai danger des médias ? Pas l’IA ni Google, mais notre déconnexion des besoins des lecteurs.</li>



<li>Confiance en chute, audiences en fuite, refus de payer : dans n&rsquo;importe quelle autre industrie, on parlerait d&rsquo;effondrement du product-market fit.</li>



<li>Urgence : arrêter les obsessions stériles et revenir aux besoins des utilisateurs.</li>



<li>Cette série d&rsquo;articles présente 5 obsessions toxiques et propose en miroir 5 obsessions utiles pour la pérennité des médias : circuits-courts, communautés, respect des besoins des audiences, expérimentation, équilibre pub/UX.</li>



<li>Ce deuxième chapitre couvre l&rsquo;obsession numéro 2 : Refuser l’interaction avec nos audiences. <strong>Le chapitre 1 « S&rsquo;épuiser à critiquer les plateformes » <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-s-epuiser-a-critiquer-les-plateformes-1-5/">est accessible ici</a></strong>.</li>
</ul>



<div class="wp-block-kadence-spacer aligncenter kt-block-spacer-46597_327467-25"><div class="kt-block-spacer kt-block-spacer-halign-center"><hr class="kt-divider"/></div></div>



<p>Et si le plus grand danger qui menace les médias n’était ni l’IA, ni le grand méchant loup Google, ni la chute du trafic social, ni même la crise de leur modèle économique ? Et si le vrai problème, c&rsquo;était nous ? Nous et notre incapacité persistante à nous intéresser à ceux que nous sommes censés servir : nos lecteurs.        <div
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                    >
             </p>



<p>Loin d’être une provocation, le constat de cette déconnexion est implacable : les symptômes sont mesurés cliniquement chaque année par le Digital News Report et de nombreuses autres études. Les chiffres pour la France sont accablants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Une confiance en chute libre :</strong> Seuls 29% des Français font encore confiance aux médias, contre 39% il y a 10 ans. Un score qui nous place parmi les derniers d’Europe, juste devant la Hongrie de Viktor Orbán.</li>



<li><strong>Une audience qui fuit l&rsquo;info :</strong> Plus d’un tiers de la population (36%) évite activement l’actualité, épuisée par l&rsquo;infobésité et paralysée par l&rsquo;info-anxiété.</li>



<li><strong>Une valeur qui n&rsquo;est plus perçue :</strong> À peine 11% des lecteurs acceptent de payer pour s’informer en ligne. </li>
</ul>



<p>Dans n’importe quelle autre industrie, un tel verdict serait sans appel : <strong>la perte du <em>product-market fit</em></strong>, ou l&rsquo;adéquation produit-marché. L&rsquo;urgence absolue serait alors de tout arrêter pour retourner parler à nos utilisateurs, comprendre leurs douleurs, leurs besoins, et réinventer notre proposition de valeur. Comment en est-on arrivé à ce que notre produit ne réponde plus à un besoin essentiel de son audience ?</p>



<p>Pourtant, où se portent nos regards et nos conversations entre professionnels des médias ? Sur les évolutions des algorithmes et des expériences de Google, Meta, X et OpenAI qui assèchent nos sources de trafic, ou sur l’adoption des ad-blockers et la fin des cookies tiers qui mettent en danger nos revenus publicitaires. Nous sommes obnubilés par les produits des autres, ceux qui impactent notre distribution. Pendant ce temps, une nouvelle génération de créateurs de contenu explose en tissant des liens de confiance directs et authentiques avec leur audience, que nous ne savons plus créer avec les nôtres.</p>



<p>Bien sûr, les risques posés par les plateformes sont réels et le combat politique, juridique et économique pour défendre notre valeur est nécessaire. Mais il ne doit pas devenir une excuse pour paralyser l&rsquo;essentiel : le travail de nos équipes éditoriales, produit et marketing pour <strong>retrouver de toute urgence ce </strong><strong><em>product-market fit</em></strong>. Il faut concentrer nos efforts sur ce que nous pouvons contrôler et accepter le reste. La peur n&#8217;empêche pas le danger.</p>



<p>Osons une métaphore pas si éloignée de la réalité. Imaginons un instant les médias traditionnels comme des constructeurs automobiles historiques, passant leurs journées à se plaindre du prix de l&rsquo;essence, des régulations sur les émissions de CO2, des zones à faibles émissions, ou de la fin des véhicules thermiques en 2035. Pendant ce temps, en une décennie, la voiture électrique se démocratise et l’usage du vélo en ville fait son retour en force. Les utilisateurs sont passés à autre chose : on ne combat pas un product-market-fit, on le poursuit.</p>



<p>Il est temps d’opérer une bascule radicale de nos obsessions. Abandonner les sujets toxiques sur lesquels notre influence est limitée, pour nous reconcentrer sur notre levier d’action principal : <strong>la relation avec nos audiences actuelles et potentielles</strong>. Dans cette série pour The Audiencers, je vous propose d’explorer 5 de ces obsessions toxiques qui paralysent nos équipes. Avec l’espoir de les remplacer par 5 obsessions centrées sur les besoins de nos audiences et retrouver ainsi le chemin du product-market-fit.</p>



<div class="wp-block-kadence-spacer aligncenter kt-block-spacer-46597_5768ea-55"><div class="kt-block-spacer kt-block-spacer-halign-center"><hr class="kt-divider"/></div></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Obsession 2/5 : Refuser l&rsquo;interaction avec nos audiences</strong></h2>



<p>La deuxième obsession qui nous paralyse est notre refus quasi culturel de l&rsquo;interaction avec l’audience. Évoquez le sujet au sein d’un média traditionnel et la réponse est presque toujours la même : <strong>« Les commentaires, ça ne marche pas, on a déjà essayé. » </strong>ou<strong> « On a activé les commentaires, c’est horrible. »</strong> Ce constat, brandi comme une excuse pour garder ses distances avec l’audience, est le symptôme d&rsquo;une peur bien plus triste et profonde : celle de la conversation.</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-0f4040774c25a475e04b77e64a76165a"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/27a1.png" alt="➡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>Lire notre interview <a href="https://theaudiencers.com/fr/comment-lobs-a-completement-revu-son-systeme-de-commentaires-pour-limiter-les-trolls-restaurer-le-lien-redaction-lecteurs-et-donner-un-avantage-exclusif-aux-abonnes/">« Comment L’Obs a complètement revu son système de commentaires pour limiter les trolls, restaurer le lien rédaction/lecteurs et donner un avantage exclusif aux abonnés »</a> </strong></p>



<p><strong>Cette posture défensive nous enferme dans un monologue</strong>. Nous diffusons une information à sens unique, creusant nous-mêmes chaque jour un peu plus le fossé entre les rédactions et leurs audiences. Comment s’étonner, dès lors, que la confiance accordée aux médias soit chaque année toujours en baisse ? En refusant le dialogue, nous nous coupons de la ressource la plus précieuse qui soit : le feedback direct et continu de celles et ceux qui nous lisent.</p>



<p>Pendant que nous nous barricadons derrière cette peur, nos échecs passés, ou une attitude assumée de sachant solitaire, les vidéastes, streamers, et auteurs de newsletters s&rsquo;appuient toujours plus sur leur authenticité et l&rsquo;interaction avec leur audience comme moteur principal d’engagement, de rétention et de feedback. <strong>Les créateurs de contenus développent des communautés loyales, tandis que les médias traditionnels s&rsquo;épuisent à attirer une audience volatile</strong>. Parfois il leur suffit simplement de rappeler le nom de leurs membres les plus fidèles dans un livestream ou en bas de leur newsletter. Pour eux, <strong>ces interactions ne sont pas un coût : elles sont un investissement continu pour fidéliser leur audience.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">L’obsession centrée-utilisateur : Créer une communauté avec nos audiences</h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-dominant-color="0d2029" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #0d2029;" decoding="async" width="960" height="540" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" src="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Leroy-Audiencers-Festival.png" alt="" class="wp-image-46598 not-transparent" srcset="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Leroy-Audiencers-Festival.png 960w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Leroy-Audiencers-Festival-300x169.png 300w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Leroy-Audiencers-Festival-768x432.png 768w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Leroy-Audiencers-Festival-332x187.png 332w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Leroy-Audiencers-Festival-664x374.png 664w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/11/Max-Leroy-Audiencers-Festival-688x387.png 688w" /></figure>



<p>Le refus d&rsquo;interagir nous maintient dans une relation fragile avec une audience volatile tout en nous privant du feedback essentiel pour améliorer le product-market-fit de nos médias.<br><br>Pour briser ce monologue et bâtir une communauté d’utilisateurs fidèles, il ne s&rsquo;agit pas « d&rsquo;activer une fonctionnalité », mais de réintégrer l&rsquo;écoute à chaque étape de notre chaîne de valeur éditoriale&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Avant la production</strong> : Sonder l&rsquo;audience pour choisir un angle, lancer des appels à questions, ou sourcer directement des témoignages et expertises au sein de la communauté.</li>



<li><strong>Pendant la consommation</strong> : Animer les directs avec les réactions du public, ou proposer des formats interactifs (quiz, cartes, simulateurs) permettant à l&rsquo;utilisateur de s&rsquo;approprier l&rsquo;information en y contribuant.</li>



<li><strong>Après la publication</strong> : Prolonger la conversation dans les commentaires, enrichir le contenu avec les savoirs de l&rsquo;audience, ou organiser des rencontres (physiques ou virtuelles) avec les journalistes.</li>
</ul>



<p>Ensuite, même sur le terrain spécifique des commentaires, l&rsquo;échec n&rsquo;est pas une fatalité, mais le résultat d&rsquo;un manque de méthode. Le succès des espaces de discussion, comme j’ai pu l’observer en travaillant sur ceux du <em>New York Times</em>, ou via les benchmarks de <em>The Audiencers</em>, repose sur une approche stratégique et non sur la simple activation d’une fonctionnalité. C’est un système qui implique :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une <strong>sélection éditoriale</strong> des articles ouverts aux contributions.</li>



<li>Une <strong>question initiale</strong> posée par le journaliste pour guider la conversation.</li>



<li>Une <strong>friction volontaire</strong> à l&rsquo;inscription ou à l’abonnement pour limiter l&rsquo;anonymat toxique.</li>



<li>Une <strong>modération hybride</strong> et intelligente, combinant IA et humains, a priori et a posteriori.</li>
</ul>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/27a1.png" alt="➡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>Lire <a href="https://theaudiencers.com/fr/commentaires-plus-intelligents-le-ft-teste-l-ia-pour-guider-le-debat/">« Commentaires mieux vus et plus intelligents : le FT teste l’IA pour guider le débat »</a></strong></p>



<p>Déployées avec méthode et sérieux, ces interactions ne sont plus des gadgets. Elles deviennent les rituels qui développent le sentiment d’appartenance et reconstruisent la confiance. Cette approche est aussi un formidable outil de résilience face aux algorithmes : pour transformer une audience qui nous consomme via des intermédiaires en une communauté engagée directement sur nos supports.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/27a1.png" alt="➡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>Lire l&rsquo;article sur Médianes : </strong><a href="https://www.medianes.org/passer-d-une-audience-a-une-communaute/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Passer d’une audience à une communauté</strong></a></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Téléchargez les slides</h2>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><a href="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_.pdf"><img data-dominant-color="a4f1df" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a4f1df;" loading="lazy" decoding="async" width="960" height="540" src="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_.png" alt="" class="wp-image-45132 size-full not-transparent" srcset="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_.png 960w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-300x169.png 300w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-768x432.png 768w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-332x187.png 332w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-664x374.png 664w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-688x387.png 688w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><a href="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_.pdf">Qui s’intéresse encore aux lecteurs ?</a>&nbsp;par Max Leroy</p>
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<p>        </div>
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			</item>
		<item>
		<title>« Les 5 obsessions toxiques des médias » &#8211; S&#8217;épuiser à critiquer les plateformes (1/5)</title>
		<link>https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-s-epuiser-a-critiquer-les-plateformes-1-5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Max Leroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 19:42:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décisions]]></category>
		<category><![CDATA[Audiencers Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Engagement]]></category>
		<category><![CDATA[Guides et tutoriels]]></category>
		<category><![CDATA[IA et Big Techs]]></category>
		<category><![CDATA[Médias d'info]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://theaudiencers.com/?p=45435</guid>

					<description><![CDATA[<p>Et si le plus grand danger qui menace les médias n’était ni l’IA, ni le grand méchant loup Google, ni la chute du trafic social, ni même la crise de leur modèle économique ? Et si le vrai problème, c'était nous ? Nous et notre incapacité persistante à nous intéresser à ceux que nous sommes censés servir : nos lecteurs.</p>
<p>The post <a href="https://theaudiencers.com/fr/les-5-obsessions-toxiques-des-medias-s-epuiser-a-critiquer-les-plateformes-1-5/">« Les 5 obsessions toxiques des médias » &#8211; S&rsquo;épuiser à critiquer les plateformes (1/5)</a> appeared first on <a href="https://theaudiencers.com/fr/">Audiencers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[        <div
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<p><em>Cet article restitue la session de <strong>Max Leroy</strong>, </em>Audience &amp; Product Strategist, <strong>Ex-New York Times, CNN, POLITICO</strong><em>, lors de <a href="https://theaudiencers.com/fr/the-audiencers-festival-paris-2025-presentations-et-photos-de-la-journee/">The Audiencers Festival Paris</a>, le 16 septembre 2025. Les slides de la présentation sont disponibles au téléchargement en fin d’article.</em></p>



<p><strong>Cette présentation résumée en 5 points</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le vrai danger des médias ? Pas l’IA ni Google, mais notre déconnexion des besoins des lecteurs.</li>



<li>Confiance en chute, audiences en fuite, refus de payer : dans n&rsquo;importe quelle autre industrie, on parlerait d&rsquo;effondrement du product-market fit.</li>



<li>Urgence : arrêter les obsessions stériles et revenir aux besoins des utilisateurs.</li>



<li>Cette série d&rsquo;articles présente 5 obsessions toxiques et propose en miroir 5 obsessions utiles pour la pérennité des médias : circuits-courts, communautés, respect des besoins des audiences, expérimentation, équilibre pub/UX.</li>



<li>Ce premier chapitre couvre l&rsquo;obsession numéro 1 : S&rsquo;épuiser à critiquer les plateformes.</li>
</ul>



<div class="wp-block-kadence-spacer aligncenter kt-block-spacer-45435_7da2c4-27"><div class="kt-block-spacer kt-block-spacer-halign-center"><hr class="kt-divider"/></div></div>



<p>Et si le plus grand danger qui menace les médias n’était ni l’IA, ni le grand méchant loup Google, ni la chute du trafic social, ni même la crise de leur modèle économique ? Et si le vrai problème, c&rsquo;était nous ? Nous et notre incapacité persistante à nous intéresser à ceux que nous sommes censés servir : nos lecteurs.        <div
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                    >
             </p>



<p>Loin d’être une provocation, le constat de cette déconnexion est implacable : les symptômes sont mesurés cliniquement chaque année par le Digital News Report et de nombreuses autres études. Les chiffres pour la France sont accablants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Une confiance en chute libre :</strong> Seuls 29% des Français font encore confiance aux médias, contre 39% il y a 10 ans. Un score qui nous place parmi les derniers d’Europe, juste devant la Hongrie de Viktor Orbán.</li>



<li><strong>Une audience qui fuit l&rsquo;info :</strong> Plus d’un tiers de la population (36%) évite activement l’actualité, épuisée par l&rsquo;infobésité et paralysée par l&rsquo;info-anxiété.</li>



<li><strong>Une valeur qui n&rsquo;est plus perçue :</strong> À peine 11% des lecteurs acceptent de payer pour s’informer en ligne. </li>
</ul>



<p>Dans n’importe quelle autre industrie, un tel verdict serait sans appel : <strong>la perte du <em>product-market fit</em></strong>, ou l&rsquo;adéquation produit-marché. L&rsquo;urgence absolue serait alors de tout arrêter pour retourner parler à nos utilisateurs, comprendre leurs douleurs, leurs besoins, et réinventer notre proposition de valeur. Comment en est-on arrivé à ce que notre produit ne réponde plus à un besoin essentiel de son audience ?</p>



<p>Pourtant, où se portent nos regards et nos conversations entre professionnels des médias ? Sur les évolutions des algorithmes et des expériences de Google, Meta, X et OpenAI qui assèchent nos sources de trafic, ou sur l’adoption des ad-blockers et la fin des cookies tiers qui mettent en danger nos revenus publicitaires. Nous sommes obnubilés par les produits des autres, ceux qui impactent notre distribution. Pendant ce temps, une nouvelle génération de créateurs de contenu explose en tissant des liens de confiance directs et authentiques avec leur audience, que nous ne savons plus créer avec les nôtres.</p>



<p>Bien sûr, les risques posés par les plateformes sont réels et le combat politique, juridique et économique pour défendre notre valeur est nécessaire. Mais il ne doit pas devenir une excuse pour paralyser l&rsquo;essentiel : le travail de nos équipes éditoriales, produit et marketing pour <strong>retrouver de toute urgence ce </strong><strong><em>product-market fit</em></strong>. Il faut concentrer nos efforts sur ce que nous pouvons contrôler et accepter le reste. La peur n&#8217;empêche pas le danger.</p>



<p>Osons une métaphore pas si éloignée de la réalité. Imaginons un instant les médias traditionnels comme des constructeurs automobiles historiques, passant leurs journées à se plaindre du prix de l&rsquo;essence, des régulations sur les émissions de CO2, des zones à faibles émissions, ou de la fin des véhicules thermiques en 2035. Pendant ce temps, en une décennie, la voiture électrique se démocratise et l’usage du vélo en ville fait son retour en force. Les utilisateurs sont passés à autre chose : on ne combat pas un product-market-fit, on le poursuit.</p>



<p>Il est temps d’opérer une bascule radicale de nos obsessions. Abandonner les sujets toxiques sur lesquels notre influence est limitée, pour nous reconcentrer sur notre levier d’action principal : <strong>la relation avec nos audiences actuelles et potentielles</strong>. Dans cette série pour The Audiencers, je vous propose d’explorer 5 de ces obsessions toxiques qui paralysent nos équipes. Avec l’espoir de les remplacer par 5 obsessions centrées sur les besoins de nos audiences et retrouver ainsi le chemin du product-market-fit.</p>



<div class="wp-block-kadence-spacer aligncenter kt-block-spacer-45435_85ddbb-40"><div class="kt-block-spacer kt-block-spacer-halign-center"><hr class="kt-divider"/></div></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Obsession 1/5 : Dénoncer les plateformes</strong></h2>



<p>Notre première obsession toxique est de nous épuiser à dénoncer les plateformes. Nous passons un temps et une énergie considérables à critiquer leurs produits, leurs algorithmes et leurs décisions. Mais soyons lucides : ces entreprises sont des empires qui écrivent leurs propres lois et ont les moyens de ne plus écouter (presque) personne, à part Donald Trump, qui les soutient. Certains dirigeants affichent même un mépris viscéral, personnel pour la presse. Pourquoi, dès lors, négocieraient-ils sincèrement avec nous, quand notre dépendance leur donne tous les leviers ?</p>



<p>Le combat pour les droits voisins ou contre le crawling sauvage est légitime. Mais le mener depuis une position de <strong>vassalisation numérique quasi-absolue</strong>, c&rsquo;est se condamner à ne récolter que des miettes. Le véritable levier de négociation ne se trouve ni à Bruxelles, ni dans les tribunes que nous signons, mais dans notre relation directe à l’audience. Pour entamer une conversation sérieuse avec Google, il serait bon de ne pas dépendre de ses services (Search, News, Discover). Pour de nombreux médias en France, <strong>la part du trafic apporté par Google dépasse les 50% et peut même atteindre jusqu’à plus de 85%.</strong> </p>



<p>Face aux évolutions de leurs produits – AI Overviews en tête – notre réflexe est de vouloir freiner, de demander des garanties. C&rsquo;est ignorer la réalité de leur marché. Google n&rsquo;est pas dans une croisade contre la presse ; <strong>Google est en guerre pour sa propre survie face à l&rsquo;adoption massive des chatbots LLMs </strong>comme moteurs de réponses par les utilisateurs. Le but de Google est de rester dans la partie en répondant à ce nouveau besoin. Dans cette bataille de titans, nous ne sommes ni leur allié, ni leur ennemi&nbsp;; <strong>nous sommes simplement le champ de bataille</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’obsession centrée-utilisateur : Développer nos audiences en circuits-courts</h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-dominant-color="0e2125" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #0e2125;" loading="lazy" decoding="async" width="960" height="540" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" src="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Max-Leroy-Obsession-toxique-1.jpg" alt="" class="wp-image-45443 not-transparent" srcset="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Max-Leroy-Obsession-toxique-1.jpg 960w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Max-Leroy-Obsession-toxique-1-300x169.jpg 300w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Max-Leroy-Obsession-toxique-1-768x432.jpg 768w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Max-Leroy-Obsession-toxique-1-332x187.jpg 332w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Max-Leroy-Obsession-toxique-1-664x374.jpg 664w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Max-Leroy-Obsession-toxique-1-688x387.jpg 688w" /></figure>



<p>L&rsquo;obsession des plateformes nous maintient dans une posture réactive, stérile et épuisante. Puisque le rapport de force nous est défavorable sur leur terrain, <strong>la seule réponse stratégique viable est de changer de terrain de jeu.</strong></p>



<p>Plutôt que de nous battre pour optimiser un trafic toujours plus précaire, <strong>nous devons consacrer nos ressources à construire des circuits-courts avec nos audiences.</strong> C’est à nous de transformer des lecteurs volatiles, dépendants des algorithmes, en une audience fidèle et engagée que nous pouvons activer nous-mêmes. Cette approche fait de nos newsletters, de nos applications, de nos événements ou de nos communautés les outils principaux de notre stratégie de résilience pour reprendre les négociations dans une meilleure position.</p>



<p> &gt; <strong>Lire l&rsquo;article sur Médianes :</strong><a href="https://www.medianes.org/pour-un-circuit-court-de-laudience/"><strong> Pour un circuit-court de l&rsquo;audience</strong></a></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Téléchargez les slides</h2>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><a href="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_.pdf"><img data-dominant-color="a4f1df" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a4f1df;" loading="lazy" decoding="async" width="960" height="540" src="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_.png" alt="" class="wp-image-45132 size-full not-transparent" srcset="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_.png 960w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-300x169.png 300w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-768x432.png 768w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-332x187.png 332w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-664x374.png 664w, https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_-688x387.png 688w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><a href="https://theaudiencers.com/wp-content/uploads/2025/09/Qui-sinteresse-encore-aux-lecteurs-_.pdf">Qui s’intéresse encore aux lecteurs ?</a>&nbsp;par Max Leroy</p>
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